Qui suis-je?
Pour certains mon parcours est riche, pour d’autres, il est « atypique », pour moi il me ressemble.
Je suis Sandrine et je suis gestionnaire ressources humaines pour les petites entreprises depuis 2014 d’abord en tant que salariée puis en libéral.
J’adore mon métier et je partage ma passion lors de formation depuis 2016…Déjà ! Comme le temps passe vite.
Jusqu’ici j’intervenais au sein de centres de formation institutionnels qui préparent aux titres professionnels de l’AFPA (gestionnaire de paie, assistant.e ressources humaines) et aux bachelors ressources humaines et paie.
En 2026, je fais une pause avec les formations institutionnelles pour créer mes propres formation. Comme à chaque fois que je me lance à l’aventure, je sais que le syndrome de l’imposteur va se poser sur mon épaule certains jours, que je vais me faire peur à d’autres moments ( j’ai déjà peur !), mais je vais aussi m’amuser, apprendre m’épanouir et tout simplement vivre.
Petit flash-back : mon parcours n’a pas commencé dans les ressources humaines, Après des études en Administration Économique et Sociale et Science Politique, j’ai obtenu un DEA en politiques publiques. Le diplôme n’existe plus et le DEA non plus *(^o^)*. Mais j’ai obtenu un bac + 5. Avec mes origines populaires, mes chances d’y arriver étaient de 2% à l’époque ! Le système était déjà injuste.
Ensuite, j’ai travaillé dans le secteur social durant plus de 10 ans. Cette fois, statistiquement, j’étais dans la norme : les transfuges de classe (quel vilain mot) travaillaient souvent dans le social ou l’éducatif. J’ai fait les deux. Ce n’est pas gênant d’agir comme tout le monde quand on adhère.
Soutenir les personnes dans des moments charnière de leur vie, être présente, les aider à évoluer à leur rythme est mon ADN social et psychologique, c’est mon fil conducteur.
Et vous savez quoi ? Quand je dis à “mes” apprenants, travaillez ensemble, partagez, aidez-vous les uns les autres…ce n’est pas innocent, je suis bien placée pour savoir que la personne qui donne est la personne qui apprend le plus.
Je leur dis aussi de garder le lien entre eux lorsqu’ils seront en poste, surtout s’ils intègrent une petite entreprise. C’est tellement important de pouvoir échanger entre pairs, de partager les informations.
Accompagner, quel joli verbe !
Concrètement, durant mes premières années d’activité, j’ai exercé dans l’accompagnement scolaire, la formation et en gérontologie. J’ai été tour à tour coordinatrice d’un service d’accompagnement scolaire, assistante de formation, responsable de secteur, formatrice d’aides à domicile et surtout animatrice en EPHAD.
De fait, j’ai beaucoup appris auprès des personnes âgées. L’animation et la formation appartiennent à deux cultures professionnelles différentes, mais les compétences sont largement transférables.
On crée et on met en place des projets d’animation ou de formation. On adapte les techniques, les outils et méthodes selon les besoins et capacités de chaque personne. On l’accompagne dans son évolution, on la voit progresser, parfois au-delà de ce qu’elle pensait pouvoir accomplir. Et ça, c’est magique !
Mon petit plaidoyer pour les petites entreprises
Au cours de ces années, j’ai travaillé pour des mairies, des associations, des PME et j’ai même « tenu » 7 longs mois dans un grand groupe, ORPEA (devenu EMEIS). Aujourd’hui j’exerce en libéral et j’envisage d’intégrer une coopérative d’activité.
Alors oui, je vais m’arracher les cheveux au moment du calcul de la retraite (^o^). Mais j’ai surtout trouvé dans des petites entreprises ce qui me semblait le plus proche des valeurs que je recherchais dans le public et l’associatif.
Je relativise, je sais que l’ambiance peut aussi être exécrable dans une petite structure. Je ne suis pas naïve. Le dirigeant ou la dirigeante joue un grand rôle.
Mais en tant que gestionnaire RH, nous avons un accès direct à ces dirigeants. Les missions RH et paie qui nous sont confiées sont globales, concrètes et directement liées à la réalité du terrain. Les problématiques y sont variées, les décisions ont des effets immédiats et la proximité avec les équipes est réelle.
Cette différence explique aussi que les petites entreprises ont des besoins spécifiques qui ne sont pas une simple transposition des pratiques des grands groupes. Résultat : elles sont l’éternel grand oublié des formations et communication RH pensées pour les grandes entreprises ou les PME de 150 à 200 salariés minimum.
Aimer former, c’est aimer apprendre aussi
J’ai suivi des formations à chaque transition. C’est aussi dans mon ADN.
Quand j’ai décidé d’arrêter de travailler en gérontologie, j’ai préparé une licence RH en cours du soir, puis un titre de gestionnaire de paie en alternance et enfin un Master droit du travail à distance.
Depuis que j’ai commencé à intervenir en formation, j’ai suivi une formation d’e-formateur et plusieurs modules du titre de responsable de formation du CNAM.
Bref, j’ai pratiqué toutes les modalités de formation : en présentiel, à distance, en alternance ou hors temps de travail, en synchrone, asynchrone… chaque solution a ses avantages et inconvénients.
Je parle bien de formation et non pas d’auto-formation.
J’ai beaucoup appris en auto-formation aussi notamment pour créer mon site WordPress maintenant ma plateforme de formation GRH Paie. J’avoue que parfois j’aurais vraiment aimé être un peu guidée.
De fait, je connais la différence entre auto-formation et formation, je ne dénigre pas l’auto-formation, elle a ses avantages. Mais pour moi, pas de formation sans accompagnement, et inversement: pas d’accompagnement sans formation.
Les adultes en formation : l’héroïsme du quotidien
Après avoir décrit mon parcours, est-il besoin de préciser que changer de métier, remettre en cause ses acquis, sortir de sa zone de confort, affronter la peur de l’échec, je sais ce que c’est (^o^) ?
Ceux qui l’ont fait le savent : se lancer dans une formation demande du courage, c’est une remise en cause personnelle autant que professionnelle. Une formation, c’est un combat avec et contre soi-même, c’est se placer en position de vulnérabilité et accepter les critiques, c’est une charge émotionnelle et cognitive de tous les instants.
Mais c’est aussi tellement stimulant et passionnant, d’apprendre, de construire, de se dépasser, de se retourner et voir le chemin parcouru.
C’est très valorisant et la formation participe parfois à la « réparation » de personnes qui ont vécu des expériences professionnelles traumatisantes (oui traumatisantes, non le mot n’est pas trop fort , je le maintiens): licenciement économique, reconnaissance d’inaptitude, placardisation, dénigrement professionnel et même harcèlement. Le monde du travail n’est pas toujours très beau.
C’est pourquoi j’aime tellement accompagner les personnes en reconversion et en montée de compétences. Ce n’est pas seulement transmettre des connaissances techniques. C’est assister à une transformation professionnelle et personnelle. C’est encourager, sécuriser, expliquer, reformuler, et parfois simplement être présent dans les moments de doute.

